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Litige malfaçon artisan BTP : les 3 étapes pour vous défendre

Un client se plaint d'une malfaçon — votre premier réflexe ne doit jamais être d'admettre. La charge de la preuve lui appartient (art. 1231-1 Code civil) sauf pour les désordres couverts par la décennale où la présomption s'inverse (art. 1792 CC). Trois étapes vous protègent.

Étape 1 — Répondre par écrit sous 8 jours

Étape 2 — Exiger une expertise contradictoire

Étape 3 — Vérifier la prescription et les garanties

Garantie Délai Argument de défense
Parfait achèvement (art. 1792-6) 1 an Défaut signalé hors délai → fin de non-recevoir
Biennale (art. 1792-3) 2 ans Élément non dissociable ? Biennale inapplicable
Décennale (art. 1792) 10 ans Désordre non structurel → présomption hors champ
Responsabilité contractuelle (art. 1231-1 + art. 2224) 5 ans Client doit prouver faute + préjudice + lien causal

Si le défaut était visible à la réception et le PV signé sans réserve sur ce point, le client perd son recours au titre du parfait achèvement. La date du PV de réception est le point de départ de tous les délais — conservez-le précieusement.

Erreur fatale à éviter

Réparer le désordre sans expertise préalable ni accord écrit du client. Cela ne clôt pas le litige — le client peut revenir pour un autre défaut — et vous perdez toute preuve de l'état initial des travaux.

Mis à jour le · Sources : Légifrance — Art. 1231-1 Code civil (responsabilité contractuelle), Art. 1792 CC (garantie décennale), Art. 1792-3 CC (garantie biennale), Art. 1792-6 CC (parfait achèvement), Art. 2224 CC (prescription 5 ans)

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